À la lumière des tensions croissantes entre la Russie et les membres de l'OTAN, une étude récemment publiée par l'Institut français des relations internationales (Ifri) met en évidence le rapport de force en cas d'affrontement militaire potentiel. Selon cette étude, le gros des effectifs terrestres de l'Europe en cas de conflit avec Moscou serait fourni par seulement six pays, soulevant des questions critiques sur la capacité de l'Union européenne à se défendre collectivement.
L'Ifri souligne que la Russie a intensifié ses préparations militaires, avec une modernisation de son équipement et une augmentation significative de ses effectifs. Dans ce contexte, les membres de l'OTAN doivent se préparer à répondre à toute forme d'agression potentielle. Cependant, l’étude révèle que la responsabilité de la défense terrestre de l'Europe pourrait reposer de manière disproportionnée sur quelques nations.
Les six pays identifiés comme principaux contributeurs aux forces terrestres sont la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni, l'Italie, l'Espagne et la Pologne. Ces nations, en raison de leur taille, de leurs capacités militaires et de leur engagement envers l'OTAN, représentent la majorité des troupes qui seraient déployées en cas de conflit. Cela soulève des questions sur la soutenabilité et l'équilibre des forces au sein de l'OTAN, car d'autres pays pourraient se retrouver dans des rôles de soutien, dépendant des capacités de ces nations clés.
L'étude de l'Ifri appelle également à une revue des stratégies de défense européennes. Alors que la menace russe reste une préoccupation centrale, il est impératif que l’Europe envisage des mécanismes de coopération renforcés pour diversifier ses capacités militaires, investir dans une défense collective plus robuste et assurer une plus grande résilience face aux défis de sécurité.
La dépendance à un petit groupe de pays pour les effectifs terrestres souligne la nécessité d'une solidarité plus forte au sein de l'OTAN. En cas de conflit avec la Russie, chaque membre de l'alliance doit être prêt à contribuer à l'effort collectif. Cela peut impliquer une augmentation des dépenses militaires, le partage de ressources et l'amélioration de l'interopérabilité entre les forces armées des différents pays.
En conclusion, alors que l'Europe s'interroge sur son avenir sécuritaire face à un potentiel affrontement avec Moscou, l'étude de l'Ifri met en lumière la nécessité cruciale d'une préparation militaire équilibrée et collective. Assurer une défense efficace ne peut reposer sur les épaules de quelques nations, mais doit être la responsabilité commune de l'ensemble des membres de l'OTAN, pour garantir la paix et la stabilité sur le continent.
Soyez prêt à l'imprévisible


